Bâtiments publics connectés : une gestion active et durable du patrimoine public grâce à l’IoT
Deux voix se sont alors succédé sur scène : celle d’Emmanuel Mouton, CEO et cofondateur de Synox, qui a rappelé l’importance du bâtiment comme acteur de la performance énergétique, et celle d’Ilham Djehaïch-Mezouar, Présidente d’InfraNum (1), qui a replacé cette dynamique dans une vision nationale : celle des territoires connectés et durable
« On dit souvent que quand le bâtiment va, tout va. » Emmanuel Mouton, CEO et cofondateur de Synox
Et pour Synox, cette phrase prend tout son sens. Depuis plus de vingt ans, l’entreprise explore le monde du Machine-to-Machine et de l’IoT, et aujourd’hui, ce sont plus de 1 300 clients, 800 modèles de capteurs intégrés, 120 cas d’usages déployés, et surtout 190 millions de données collectées en un an, rien que dans notre propre bâtiment connecté.
Cette expérience nourrit une conviction forte : le bâtiment est devenu un acteur de sa propre performance.
Avec les décrets Tertiaire et BACS, la France compte plus de 221 000 bâtiments soumis à une obligation de monitoring et de pilotage énergétique.
Un enjeu colossal, mais aussi une formidable opportunité pour tout l’écosystème
« Notre rôle, c’est d’accompagner, de conseiller et de partager. Cap’IoT, c’est avant tout ça : démontrer des cas d’usage concrets, des retours d’expérience, des bonnes et des moins bonnes pratiques. »
L’objectif de Synox est clair : faire grandir l’écosystème IoT français et permettre à chaque acteur — collectivités, exploitants, industriels — de reprendre la main sur leurs données. « Même un maire de petite commune doit pouvoir reprendre le pouvoir de la donnée. »
« Le “innover ensemble” me tient particulièrement à cœur. »
Dans un contexte particulièrement tendu, Emmanuel Mouton appelle à un vent d’optimisme et de dynamisme : celui d’une filière qui innove, coopère et avance ensemble.
Il introduit ensuite Ilham Djehaïch-Mezouar, Présidente d’InfraNum, pour illustrer ce lien étroit entre bâtiment et collectivité, infrastructure et usage, donnée et impact local.
Avec ces mots, Ilham Djehaïch-Mezouar rappelle la mission d’InfraNum : déployer la connectivité au service des territoires et des collectivités, dans un esprit de coopération et de responsabilité partagée.
« L’IoT et les infrastructures sont indissociables : sans réseau, pas d’usage. Et sans usage, la collectivité perd tout son sens. »
Depuis 2024, Emmanuel Mouton siège au conseil d’administration d’InfraNum et co-préside la commission “Territoires connectés et durables”, preuve de la convergence entre le monde des infrastructures numériques et celui de l’exploitation intelligente des bâtiments. Elle rappelle aussi que les données sont une richesse économique souvent sous-estimée : « Là où l’on cherche de l’argent partout, il est peut-être là. » Avec la FNCCR (2), InfraNum a publié l’Observatoire des territoires connectés et durables, dont les résultats parlent d’eux-mêmes : équiper un tiers des bâtiments publics permettrait plus de 700 millions d’euros d’économies en 10 ans et d’éviter plus de 320 000 tonnes de CO₂.
« Ce sont des gestes simples mais puissants : détecter un radiateur allumé pendant les vacances, surveiller la qualité de l’air, ajuster le chauffage selon l’occupation. »
En conclusion, elle salue Synox pour son rôle fédérateur :
« Synox rassemble la filière et nous oblige à penser collectif. Continuons d’innover ensemble pour des territoires plus sobres, plus connectés et plus durables. »
(1) InfraNum : fédération engagée pour le développement des infrastructures numériques et
partenaire de la connectivité des territoires, fondée en 2012.
(2) FNCCR : Fédération Nationale des Collectivités Concédantes et Régies (FNCCR) est une
association de collectivités territoriales spécialisées dans les services publics locaux en
réseau (énergie, cycle de l’eau, numérique, déchets), fondée en 1934.


