Territoires Connectés
Fédérer 43 communes autour d'une gestion patrimoniale connectée avec Rennes Métropole
Territoire connecté : la donnée bâtimentaire au service de 43 communes
Rennes Métropole regroupe 43 communes et pilote environ 1 500 bâtiments et équipements publics. Avec Synox, la métropole a construit le dispositif Ecodata pour centraliser le pilotage énergétique et bâtimentaire de ce patrimoine, aussi bien pour la ville de Rennes que pour les communes qui la composent.
Objectifs
Face à une gestion patrimoniale fragmentée à l’échelle de chaque commune, Rennes Métropole s’est fixé plusieurs objectifs stratégiques :
- Centraliser la donnée bâtimentaire des 43 communes sur une même plateforme
- Garantir la réversibilité et la souveraineté des données
- Mutualiser les coûts de réseau et de plateforme à l’échelle de la métropole
Activité
Direction data de Rennes Métropole, en charge du pilotage énergétique et bâtimentaire de la métropole et de ses 43 communes.
Objectifs
Mutualiser la gestion des services techniques et des données utiles à l’amélioration des performances et la réduction des coûts.
Dépasser les frontières communales pour unifier une gestion patrimoniale jusque-là fragmentée
Initialement, chaque commune développait sa propre gestion patrimoniale, avec ses propres obligations réglementaires et son propre historique de données.
« Chaque commune a sa propre gestion patrimoniale, ses propres obligations réglementaires. Qui dit gestion communale dit donnée fragmentée. » souligne Pierre Renault, Chef de projet data de Rennes Métropole.
Les difficultés inhérentes aux collectivités
- Une grande hétérogénéité des profils d’usage : d’une commune de 600 habitants avec un seul agent à mi-temps, à la ville de Rennes avec 15 profils d’usage différents.
- La nécessité de justifier le surcoût d’une solution unifiée auprès des métiers, des directeurs et des élus.
- La reprise de 11 ans d’historique de données lors du changement de prestataire réseau et plateforme.
Les défis rencontrés
Rennes Métropole disposait déjà d’un réseau LoRaWAN installé 11 ans auparavent.
Le changement de prestataire réseau et plateforme en 2025 a nécessité de récupérer l’intégralité de cet existant (modèles d’objets, historique de données) sans interrompre le service, pour des communes qui basculaient parfois en pleine période de chauffe. Un travail de documentation rigoureux a accompagné cette migration : chaque capteur reste tracé (ce qu’il mesure, comment il est intégré et décodé sur la plateforme), pour garantir la réversibilité en cas de nouveau changement de prestataire.
Pour convaincre les communes de rejoindre le dispositif, la métropole s’appuie sur des retours d’expérience concrets, un simulateur de coûts par projet, et le soutien d’un élu porteur.
« On a la chance d’avoir un élu porteur, qui est le maire de Saint-Sulpice-la-Forêt et qui est mon vice-président au numérique. Ça aide beaucoup : lui, il a le retour, il sait comment ça fonctionne, et c’est un de ses projets de mandat. » précise Pierre Renault.
Les cas d’usage déployés
- Télérelève et sous-comptage de l’eau (6 000 têtes en cours de déploiement, priorité aux gros consommateurs).
- Suivi de l’eau chaude sanitaire et de la consommation de gaz (exemple de la commune de Montgermont : 27 % d’économie de gaz en 6 mois).
- Analyse fine des circuits de chauffage par resserrement du pas de temps des capteurs (jusqu’à 15 minutes), avec 10 % d’économie sur une période de chauffe.
- Qualité de l’air intérieur (température, CO2), notamment dans les établissements accueillant du jeune public.
- Supervision photovoltaïque, avec plus de 100 centrales en cours de déploiement.
- Conservation des œuvres d’art au Musée des Beaux-Arts de Rennes : plus de 50 capteurs (température, humidité, CO2, COV, bruit, mouvement).
- Gestion des crues, avec un passage en production prévu pour la prochaine période automne-hiver
- Tensiométrie des arbres (suivi du stress hydrique) et pilotage des fontaines (calendriers d’allumage et d’extinction, y compris en période de canicule).
« Tout juste trois jours après avoir installé un compteur dans une école, nous avons détecté une fuite d’eau. Ça a permis d’éviter de gros dégâts sur le bâtiment. » témoigne Pierre Renault.
Vision future et interopérabilité
L’ambition de Rennes Métropole est de créer, à partir de 2027, un observatoire des bâtiments directement intégré à la plateforme Synox, pour produire des bilans mensuels, trimestriels et annuels et suivre les trajectoires de réduction de consommation. Cette donnée est appelée à alimenter le futur outil national de l’État sur l’inventaire du patrimoine. Rennes Métropole travaille aussi sur la flexibilité énergétique et le pilotage de la recharge des véhicules électriques.
Qu’est-ce que le décret tertiaire ?
Il s’agit du dispositif Éco Énergie Tertiaire (DEET), qui impose aux entreprises de réduire la consommation énergétique de leurs bâtiments à usage tertiaire.
Une intervention terrain, concrète et actionnable, qui rappelle une idée simple : le sujet n’est pas seulement de collecter la donnée. Le sujet, c’est d’agir.
À l’occasion du salon REX Territoires Connectés et Durables, Léola GENIEIS, Responsable de Marché Territoires Connectés et Durables chez Synox, est intervenue aux côtés de Pierre Renault, Chef de projet Data à Rennes Métropole, pour partager un retour d’expérience concret autour du pilotage des bâtiments et des données territoriales.
- Comment passer de données dispersées à une vision claire, exploitable et utile pour les équipes terrain ?
- Comment piloter plus de 1 500 bâtiments et équipements, suivre les consommations, détecter les dérives, prioriser les actions et accompagner progressivement les communes dans leur transition énergétique ?
Synox est éditeur français de solutions IoT sécurisées et fournisseur de connectivités pour les organisations publiques et privées qui ont des défis à relever.
Rennes Métropole, 43 communes et 1 500 bâtiments publics, pilote Ecodata : un dispositif IoT conçu avec Synox pour centraliser la donnée énergétique et bâtimentaire, au service de toutes les communes.


